Cap sur les villages de caractère de la Loire
Vous connaissez les villages de caractère de la Loire ? Il y en a 13, et j’ai envie de vous les faire découvrir petit à petit, au fil de mes envies. Ils sont tous différents, chacun avec sa petite ambiance, son histoire, ses rues où l’on prend le temps de marcher. Et pourtant, ils restent encore assez peu connus. Alors venez, je vous emmène. On part ensemble sur les routes de la Loire pour aller voir tout ça de plus près.
Avant de vous parler des villages un par un, j’ai envie de vous dire une chose : ici, on ne cherche pas à en faire trop. Pas besoin de grands discours, ni de lieux “incontournables” à cocher. On est plutôt dans des endroits où l’on prend le temps de regarder, de s’arrêter, de lever les yeux. Ces villages de caractère, on les trouve un peu partout dans le département de la Loire. On se gare, on descend de la voiture, et on commence simplement à marcher. Sans plan précis. Juste en suivant les rues, les escaliers parfois, les petites places où il ne se passe pas grand-chose… mais où on s’arrête quand même.
Montarcher



On commence par celui qui a sans doute le plus de résonance pour moi : Montarcher, à 1h45 de Lyon. C’est le village qui me rappelle mon enfance, parce que ma famille est originaire du coin. On y allait ramasser des myrtilles l’été, ou encore profiter de la soupe aux choux servie pour la fête patronale du 15 août. Parfois, on venait juste prendre l’air, dans ce tout petit bourg perché, au calme. Car Montarcher est l’une des communes les plus hautes de la Loire, juste après Le Bessat, à 1162 mètres d’altitude. Ici, l’air est plus vif, et les paysages s’ouvrent largement autour du village.
C’est un village tout petit, qui ne compte que 63 habitants !
On y trouve une belle église, et juste à l’entrée, une esplanade d’où la vue est superbe et un peu plus haut une table panoramique. C’est aussi ici que se trouve le restaurant gastronomique Le Clos Perché. Je ne l’ai malheureusement jamais testé, mais il est bien connu dans le coin. Un peu plus bas, la mairie en pierre s’intègre parfaitement au décor du village.
Montarcher est aussi un lieu de passage sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. On imagine facilement les marcheurs traverser le village, s’arrêter un moment, apprécier l’eau fraiche de la source, regarder le paysage avant de reprendre la route.
Pour ceux qui aiment découvrir en s’amusant, il y a aussi un jeu de piste digital Baludik – Les pierres miraculeuses de Montarcher, avec Capucine et Coline, qui permet de parcourir le village autrement.
Au centre, on trouve une fontaine où l’on peut boire l’eau de source de Montarcher, une eau qui est aussi mise en bouteille. Et puis, en se promenant, on tombe sur un coffre caché dans le village, comme à Marols. Il rappelle l’histoire des brigands qui circulaient autrefois dans le secteur et qui y auraient caché leurs trésors. Il existe même un circuit de 12 km entre Montarcher et Marols, le circuit des brigands. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire, mais il donne envie, et il suffit de suivre le balisage “Babelou Brigand”.



Marols



On continue avec Marols, situé à seulement 10 minutes de Montarcher et à environ 1h30 de Lyon. Un village un peu plus grand, mais qui garde ce même charme des hauteurs du Forez, entre pierres, nature et tranquillité.
Avec ses 462 habitants, Marols reste à taille humaine, et c’est justement ce qui fait son atmosphère. Dès l’arrivée, on découvre des maisons en pierre, des ruelles pavées et plusieurs fontaines, dont celle qui a donné son nom à la place centrale du village. On prend vite plaisir à flâner sans but précis, simplement pour observer les détails.
Car ici, l’art est partout. Marols est un véritable village d’artistes, et cela se ressent à chaque coin de rue. Au fil de la balade, on peut tomber sur une sorcière, un banc fleuri décoré de citations, ou encore des œuvres en métal qui s’intègrent parfaitement au décor. Le village se découvre presque comme une galerie à ciel ouvert.
Cette identité artistique se prolonge dans les nombreux ateliers présents sur place. Peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes ou encore bijoutiers y vivent et travaillent toute l’année. Et ce qui rend l’expérience encore plus agréable, c’est qu’ils ouvrent volontiers les portes de leurs ateliers, parfois simplement sur demande.
Parmi les œuvres marquantes, on peut aussi admirer une fresque réalisée en 2025 par AERO, qui apporte une touche contemporaine au cœur du village.
Côté vie locale, Marols sait aussi créer des moments chaleureux. Début décembre, le village accueille un magnifique marché de Noël, à la fois en intérieur et en extérieur, avec de très belles décorations. J’ai eu la chance de le découvrir.
Et puis, pour ceux qui aiment les balades un peu différentes, il y a le Sylvetum, une forêt expérimentale située à proximité du village. Un parcours pédagogique de plus d’un kilomètre y a été aménagé, avec des jeux, des installations interactives, des bancs et même une passerelle qui enjambe la rivière.
Tout au long du chemin, 24 poteaux équipés de QR codes permettent d’en apprendre plus sur les différentes essences d’arbres. Deux mascottes accompagnent la découverte : Sylv, un oiseau pensé pour les enfants, et Tom, destiné aux plus grands. Une manière ludique et accessible de découvrir la nature, quel que soit son âge. Les enfants nés entre 2020 et 2026 ont même un arbre à leur nom, un joli clin d’œil qui crée un lien unique entre les habitants et la forêt.



Et ce n’est que le début… on continue très vite avec un autre village de caractère de la Loire…